Stratégies de nomination des plantes cultivées dans une société tupi-guarani, les Wayãpi
Le lexique est généralement considéré comme trop engagé dans l’événement pour être restreint, comme la phonologie, à une structure arbitraire (Guiraud, 1986 : 262).
Or, le vocabulaire de la flore est de ceux qui, justement, permettent d’accéder à sa structure. D’abord parce qu’il est, d’une certaine manière, fini.
On pourrait même assez facilement imaginer comme hypothèse de départ que les membres d’une communauté linguistico-culturelle soient parvenus à dresser l’inventaire floristique exhaustif de leur environnement.
Pour ce qui est du domaine de la flore domestique, on peut avancer que c’est chose faite : au moment T, nous sommes dans le domaine du fini; peu importe que la culture de certaines plantes ait été abandonnée : si le souvenir de leur nom est conservé, ce dernier fait partie du système; quant aux plantes adoptées, elles offrent le rare privilège de voir fonctionner les rouages du dit système. Il existe une seconde raison de s’intéresser aux phytonymes. (lire la suite…)

