La complexité ethnique du Surinam pose des problèmes terminologiques particuliers, non seulement aux linguistes étrangers qui étudient les langues surinamaises, mais aussi aux Surinamais eux-mêmes.
Prenons par exemple le terme Djuka. Lorqu’il est utilisé par des Créoles de Paramaribo ou par d’autres habitants de la côte, il est traditionnellement appliqué aux Marrons, ou Bushinenge en général, sans prendre en compte une appartenance ethnique particulière. Ainsi, les Saramaka, les Ndjuka, les Paramaka, les Matawai, les Kwinti et les Aluku ont tous pris l’habitude d’être appelés Djuka par les gens de la côte. Compte tenu des connotations négatives de cette appellation dans la bouche des gens de la ville, il n’y a rien d’étonnant à ce que presque tous ceux qui se le voient appliquer le rejettent. (lire la suite…)